
Le numéro national et gratuit à appeler en cas de cyberharcèlement impliquant un jeune est le 3018. Il aide les victimes, parents, témoins et professionnels par téléphone, tchat et application, et oriente vers le 17 ou le 112 si le danger est immédiat.
Le numéro national et gratuit à appeler en cas de cyberharcèlement impliquant un jeune est le 3018. Il aide les victimes, parents, témoins et professionnels par téléphone, tchat et application, et oriente vers le 17 ou le 112 si le danger est immédiat.
Quand un élève reçoit des insultes répétées le soir sur la messagerie de classe, voit son numéro diffusé et découvre un faux compte créé pour l’humilier, la violence ne s’arrête pas à la sortie du collège. Les familles et les équipes éducatives hésitent alors entre plusieurs réflexes : alerter l’établissement, signaler la plateforme, appeler un service d’aide ou contacter les secours. Nous clarifions ici le bon numéro selon le niveau de danger, ce que l’accompagnement peut vraiment faire pour les victimes, et les gestes utiles à garder pour le cyberharcèlement, de la capture d’écran aux suites scolaires et juridiques.
C’est quoi le 3018 et sur quels sujets intervient ce numéro national et gratuit ?
Un élève de 5e découvre au réveil un faux compte à son nom, des moqueries dans le groupe de classe et des messages qui continuent le soir. C’est exactement le terrain du 3018. Géré par e-Enfance, ce numéro national unique est gratuit, anonyme et confidentiel pour les jeunes confrontés au harcèlement scolaire, au cyberharcèlement et aux violences numériques, d’après le 3018. Beaucoup séparent encore le harcèlement “à l’école” et le harcèlement “en ligne”. En pratique, la frontière tient rarement, parce qu’une mise à l’écart commencée en classe peut se prolonger sur une messagerie, un jeu en ligne ou un réseau social.
Selon le 3018, le service accompagne les victimes, les témoins, les parents et les professionnels. Pas seulement pour écouter. Il faut le contacter en cas d’insultes répétées, de menaces, de diffusion de photos ou de vidéos, de faux comptes, d’usurpation d’identité, d’humiliation de groupe ou de pression scolaire qui déborde sur Snapchat, WhatsApp ou Instagram. Son vrai point fort est pratique : par téléphone, tchat ou application, il aide à conserver les preuves, signaler les contenus, alerter l’établissement et orienter vers le bon recours. Pour les violences numériques impliquant des jeunes, le réflexe principal n’est plus le 3020, mais bien le 3018.
Quel numéro contacter selon la situation : 3018,119,17,112,3919 et ancien 3020
Le bon numéro dépend surtout du niveau de danger. Selon Info. gouv. fr, plusieurs numéros coexistent selon la situation. D’après le service 3018, ce contact est gratuit, anonyme et confidentiel pour les violences numériques touchant des jeunes : un collégien insulté en ligne n’appelle donc pas le même service qu’en cas d’urgence physique. Le tableau aide à choisir vite.
| Situation | Numéro | Pour qui | Quand l’utiliser | Limite à connaître |
|---|---|---|---|---|
| Cyberharcèlement, harcèlement scolaire, diffusion d’images, menaces en ligne visant un jeune | 3018 | Jeunes, parents, enseignants, CPE | Quand le danger est surtout numérique | Si la sécurité est menacée maintenant, appeler plutôt le 17 ou le 112 |
| Enfance en danger, violence, négligence, mineur en risque | 119 | Enfants, proches, témoins | Si un mineur est en danger ou risque de l’être | Moins adapté si le problème relève d’abord d’une violence numérique |
| Urgence immédiate, agression, menace grave, passage à l’acte | 17 / 112 | Toute personne | Quand il faut une intervention rapide | Ne remplace pas l’accompagnement du 3018 après la mise en sécurité |
| Violences faites aux femmes | 3919 | Femmes victimes, entourage | Pour des violences sexistes, conjugales ou familiales | Pas le numéro central du cyberharcèlement entre élèves |
| Vous cherchez l’ancien repère | 3020 | Recherche connexe fréquente | Mieux vaut composer le 3018 pour les violences numériques impliquant des jeunes | Le 3020 n’est plus le point d’entrée recommandé pour ce cas |
Que faire en cas de cyberharcèlement ou de harcèlement en ligne ?
Que faire si un message humiliant circule ce soir ? Face au cyberharcèlement ou au harcèlement en ligne, agissez vite sans supprimer les traces. Les réflexes conseillés par Cybermalveillance. gouv. fr vont dans le même sens : protéger la victime, conserver les preuves, puis alerter les bons interlocuteurs. Si le danger est immédiat, l’urgence passe avant tout.
- Mettez la victime à l’abri, coupez la conversation, quittez le groupe si possible et ne répondez plus.
- Gardez les preuves : messages, captures d’écran, liens, pseudos, dates et URL, sans rien retoucher.
- Utilisez les outils des plateformes pour signaler le contenu, puis bloquez le compte ou limitez les commentaires.
- Sécurisez les comptes : changez les mots de passe, activez la double authentification et vérifiez les appareils connectés.
- Contactez le 3018, numéro national unique pour le harcèlement scolaire, le cyberharcèlement et les violences numériques impliquant des jeunes, d’après le service 3018.
- Prévenez l’établissement scolaire si des élèves sont impliqués, même hors classe : CPE, direction ou professeur principal.
- Basculez vers police, gendarmerie ou plainte en cas de menaces, sextorsion, usurpation d’identité, diffusion intime ou danger grave.

Victime, témoin, parent ou professionnel : comment réagir sans rester seul ?
Rester seul aggrave presque toujours le cyberharcèlement. Un parent, un témoin ou un professionnel de l’école aide d’abord par l’écoute : croire le jeune, nommer les faits, éviter les questions qui le culpabilisent. Dire seulement déconnecte-toi ne suffit pas ; la violence suit souvent la classe, les groupes et la réputation. Mieux vaut protéger sans effacer : captures d’écran, dates, pseudos, identité en ligne, puis signalement à la plateforme et information des enseignants, du CPE ou de la direction. En 4e, si un montage humiliant circule dans une messagerie de classe, l’accompagnement utile consiste à sécuriser l’élève, consigner les faits et coordonner parents et établissement. Menace grave, chantage, diffusion intime ? Forces de l’ordre et protection de l’enfance, sans attendre.
Un autre réflexe compte autant : reprendre la main sur les comptes. Après un épisode visant des victimes, les auteurs ou imitateurs tentent parfois le hameçonnage, surtout quand un mot de passe a circulé. Changez-les, activez la double authentification, vérifiez la confidentialité des réseaux, jeux, cloud et objets connectés, et déconnectez les appareils inconnus. Cette éducation au numérique protège, mais elle ne remplace pas l’aide humaine ; la santé mentale des jeunes demande présence, sommeil préservé et relais rapides si le mal-être s’installe. Le 3018, numéro national unique selon le service 3018, répond 24 h/24 aux moins de 21 ans, d’après la prévention du harcèlement de l’enseignement scolaire.
Chiffres officiels, loi et campagnes : ce que l’on sait vraiment en 2026
Le cyberharcèlement n’est pas marginal. Selon les premiers résultats de l’Enquête harcèlement 2023 publiés par le Ministère de l’Éducation nationale, les chiffres officiels confirment un risque concret pour l’enfance et l’adolescence, à lire par fréquence des faits, cadre scolaire et exposition numérique, plutôt qu’au seul prisme d’un total brut. Très concret. Au collège, un groupe de classe sur messagerie peut prolonger la violence après les cours : le danger n’est alors plus seulement scolaire, et les victimes restent exposées jusque chez elles.
La loi existe. Le cyberharcèlement est punissable, et la diffusion cyber — captures, partages, reprises en chaîne — peut aggraver l’atteinte subie, même quand les faits débordent l’école. L’actualité le rappelle : Arcom et le pôle de lutte contre la haine en ligne ont appelé à la mobilisation, relayés par CNews ; Clubic interroge l’effectivité de la protection ; Konbini relaie des cas médiatisés ; la Ville de Paris et le ministère prolongent ces campagnes de prévention, notamment leur affiche dédiée. Parmi les numéros utiles, le 3018 est le numéro national unique pour le harcèlement scolaire, le cyberharcèlement et les violences numériques impliquant des jeunes, selon le service 3018.
Questions courantes
Quelle différence entre le 3018 et le 3020 ?
Le 3020 est le numéro national gratuit « Non au harcèlement » pour les situations de harcèlement scolaire. Le 3018, géré par e-Enfance, est dédié au cyberharcèlement et aux violences numériques : réseaux sociaux, messageries, jeux en ligne, diffusion d’images ou usurpation. Si le harcèlement se poursuit en ligne, le 3020 et le 3018 peuvent être complémentaires.
Le 3018, c’est quoi exactement ?
Le 3018 est le numéro national et gratuit en France pour aider les victimes de cyberharcèlement et d’autres dangers du numérique. Des professionnels écoutent, conseillent et accompagnent les jeunes, les familles et les équipes éducatives. Ils peuvent aider à conserver les preuves, signaler un contenu, demander un retrait rapide sur certaines plateformes et orienter vers les bons interlocuteurs.
Le 3919 est-il gratuit ?
Oui, le 3919 est un numéro gratuit et anonyme d’écoute pour les femmes victimes de violences, ainsi que pour leur entourage. En revanche, ce n’est pas le service spécialisé du cyberharcèlement des enfants et adolescents. Pour des menaces, des messages haineux, des photos diffusées ou un compte malveillant en ligne, le bon numéro reste le 3018.
Quel est le numéro national et gratuit en France contre le cyberharcèlement ?
En France, le numéro national et gratuit contre le cyberharcèlement est le 3018. Nous le recommandons en cas d’insultes, de menaces, de diffusion d’images, de faux comptes ou de harcèlement sur les réseaux sociaux, jeux vidéo et messageries. Ce service accompagne les victimes, les parents et les professionnels, et peut faciliter certaines démarches de signalement.
Le 3018 est-il réservé aux mineurs ou un adulte peut-il aussi demander conseil ?
Le 3018 s’adresse d’abord aux mineurs et aux jeunes victimes, mais il n’est pas réservé aux enfants. Un parent, un proche, un enseignant, un CPE ou tout adulte témoin peut appeler pour demander conseil. Si un adulte fait face à une situation liée à l’enfance, à un adolescent ou à un jeune en danger numérique, le 3018 peut aussi l’orienter.
Peut-on contacter le 3018 sans téléphoner, via tchat ou application ?
Oui. Le 3018 peut aussi être contacté sans appel téléphonique, via un tchat en ligne et grâce à l’application 3018. C’est utile pour les victimes qui n’osent pas parler à voix haute, veulent transmettre des captures d’écran ou demander de l’aide discrètement. Nous conseillons de garder les preuves du cyberharcèlement avant toute suppression de messages ou de comptes.
Face au cyberharcèlement, le bon réflexe est de conserver les preuves, de prévenir un adulte ou l’établissement, puis d’appeler le 3018 pour être guidé pas à pas. Si une menace vise l’intégrité physique, si un rendez-vous est imposé, ou si un enfant est en danger immédiat, contactez les secours sans attendre. Enregistrez ces numéros dès maintenant, parlez-en en famille et dans l’équipe éducative, et ne laissez jamais une victime seule face aux messages.
Mise à jour : 12.06.2026




