
Un vrai message de police sur internet ne réclame pas un paiement immédiat, un mot de passe ou une réponse sous menace. Face à un e-mail ou SMS suspect, ne cliquez sur aucun lien et vérifiez la démarche auprès d’un service officiel trouvé par vos propres moyens.
Un vrai message de police sur internet ne réclame pas un paiement immédiat, un mot de passe ou une réponse sous menace. Face à un e-mail ou SMS suspect, ne cliquez sur aucun lien et vérifiez la démarche auprès d’un service officiel trouvé par vos propres moyens.
Un e-mail vous accusant de consulter des contenus illicites peut afficher un logo officiel, une signature de commissaire et un délai de quelques heures pour répondre. Ces mises en scène cherchent à provoquer la peur afin d’obtenir de l’argent ou des données personnelles.
Vrai message de la police sur internet : la réponse rapide à retenir
Un message inattendu qui prétend venir de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale, d’Europol ou d’Interpol et impose une réponse urgente, un paiement ou la transmission d’informations personnelles doit être considéré comme très suspect. Les escrocs exploitent la peur, notamment au moyen de fausses accusations de cybercriminalité ou de contenus illicites impliquant des mineurs. Une administration peut utiliser l’e-mail dans certains échanges, mais un message isolé et alarmant ne prouve pas l’existence d’une procédure. Ne répondez pas, ne cliquez pas et vérifiez toujours par un canal officiel trouvé indépendamment.
Pourquoi ces faux messages paraissent crédibles
Les fraudeurs copient des logos, reprennent un vocabulaire juridique et ajoutent une signature qui semble officielle. Ils peuvent afficher une adresse IP, invoquer un dossier confidentiel, fixer un délai très court ou menacer de poursuites afin d’empêcher toute réflexion. Selon Cybermalveillance.gouv.fr, des noms de cadres, y compris d’anciens responsables de la police ou de la gendarmerie, peuvent être détournés pour donner une apparence sérieuse à l’arnaque. La mise en page n’est donc jamais une preuve.
Comment reconnaître une fausse convocation de la police ou de la gendarmerie ?
Examinez d’abord l’adresse complète de l’expéditeur, et non le seul nom affiché : un domaine approximatif, une adresse de réponse différente ou une suite de caractères incohérente sont des alertes fréquentes. Méfiez-vous aussi d’une formule d’appel générique, de fautes, d’un PDF joint non sollicité, d’une demande de secret ou d’une injonction à répondre immédiatement. Une prétendue convocation qui réclame des coordonnées bancaires, un paiement ou des documents d’identité est particulièrement suspecte. Un signe isolé ne tranche pas toujours, mais leur accumulation révèle généralement une usurpation d’identité.
Les noms, logos et signatures ne prouvent pas l’authenticité
Un nom réel ne garantit jamais que la personne a envoyé le message. Cybermalveillance.gouv.fr documente le cas d’Yvette Bertrand, ancienne commissaire divisionnaire : elle a exercé à la Brigade de Protection des Mineurs entre 1995 et 2010, puis a pris sa retraite le 1er octobre 2014. Son identité a pourtant pu être exploitée dans des courriels frauduleux. Un logo, une fonction prestigieuse ou une signature scannée peuvent être copiés en quelques instants : seule une vérification indépendante compte.
Que faut-il faire si vous recevez ce type de message ?
- Ne répondez pas, même pour contester les faits, et n’appelez pas le numéro indiqué dans le message.
- N’ouvrez ni lien ni pièce jointe, surtout un PDF, une archive ou un document demandant d’activer une fonction.
- Conservez le courriel ou le SMS, ses en-têtes si votre messagerie les affiche, ainsi que des captures d’écran.
- Copiez l’adresse de l’expéditeur et les éventuels liens sans cliquer, afin de les communiquer à un interlocuteur officiel.
- Signalez sur PHAROS les contenus ou comportements illicites relevant d’internet. Si vous avez subi une escroquerie, un dépôt de plainte peut être nécessaire.
- Vérifiez la situation auprès de la police, de la gendarmerie ou d’un service public en recherchant vous-même ses coordonnées.
Dans un établissement scolaire, ne transférez pas le message à une classe ou à une liste de diffusion : alertez plutôt l’équipe informatique, la direction ou le référent numérique.
Si vous avez cliqué, répondu ou payé
Ne vous culpabilisez pas : agissez sans attendre. Si vous avez transmis des données bancaires ou effectué un paiement, contactez votre banque par ses coordonnées habituelles. Changez les mots de passe concernés, en commençant par celui de votre messagerie, et activez la double authentification lorsque cela est possible. Si un fichier a été ouvert, faites analyser l’appareil par une personne ou un service compétent. Gardez tous les éléments disponibles. La plainte peut être déposée au commissariat, en brigade de gendarmerie ou adressée par écrit au procureur de la République compétent.

Faut-il avoir peur d’un e-mail évoquant la cybercriminalité ou la protection des mineurs ?
Un e-mail accusateur ne constitue pas la preuve qu’une enquête vise son destinataire. Cela ne minimise ni les infractions réelles ni la nécessité de les signaler : les fraudeurs utilisent précisément la gravité de ces sujets pour provoquer la panique. Ils peuvent citer la Brigade de Protection des Mineurs, la Direction centrale de la Gendarmerie nationale, Europol, Interpol ou le ministère de la Justice afin de construire une autorité fictive. Le chantage cherche souvent à obtenir une réponse, de l’argent ou des informations personnelles. Cybermalveillance.gouv.fr indique que l’absence de suite à ces tentatives évite habituellement l’escalade recherchée par les fraudeurs. Conservez néanmoins le message et demandez un avis officiel indépendant si le doute persiste.
Qui contacter pour vérifier, signaler ou être accompagné ?
France Victimes accompagne gratuitement les victimes au 116 006, tous les jours de 9 h à 19 h. Pour déposer plainte, adressez-vous à un commissariat, à une brigade de gendarmerie ou, par écrit, au procureur de la République compétent. PHAROS concerne les signalements de contenus ou comportements illicites en ligne.
Face à une arnaque police sur internet, le bon réflexe est de ralentir : ne pas répondre, conserver les preuves et passer par un contact officiel indépendant. Partagez ce guide avec vos proches, vos élèves, vos étudiants et les équipes éducatives. Une personne avertie pourra reconnaître plus facilement une fausse convocation, éviter un paiement précipité et orienter un proche vers les services adaptés.
Préserver les preuves utiles à un signalement ou à une plainte
Gardez le message original, l’adresse complète de l’expéditeur, la date et l’heure de réception, ainsi que des captures d’écran montrant le contenu. Conservez la pièce jointe sans l’ouvrir et copiez les liens suspects sans les visiter. Ajoutez les échanges éventuels, les références de paiement et un relevé bancaire si des fonds ont été débités. Transmettez ces éléments aux interlocuteurs officiels sans les modifier ni les réécrire : leur forme originale peut faciliter l’analyse.
Face à un message alarmant, gardez votre calme : ne payez pas, ne répondez pas et ne transmettez aucun document. Conservez les preuves, signalez l’arnaque sur PHAROS si nécessaire et contactez directement le service concerné via ses coordonnées officielles. Parlez-en aussi à un proche, un parent ou un référent numérique avant toute action.
Les questions fréquentes
La police ou la gendarmerie envoie-t-elle des e-mails ?
Oui, des services publics peuvent utiliser l’e-mail dans certains échanges. Toutefois, un message inattendu qui accuse, menace, exige une réponse immédiate ou réclame des données personnelles ne doit pas être tenu pour authentique. Vérifiez toujours la démarche en contactant un service officiel avec des coordonnées recherchées indépendamment.
Comment reconnaître un vrai e-mail de la gendarmerie ?
Ne vous fiez ni au logo ni au nom affiché. Vérifiez l’adresse complète de l’expéditeur, l’adresse de réponse, le contexte de l’échange et l’absence de demande de paiement ou de données bancaires. En cas de doute, ne cliquez sur rien et contactez directement la gendarmerie par un canal officiel.
Comment appeler la police ?
Pour vérifier un message suspect, recherchez les coordonnées d’un commissariat ou d’un service compétent sur un site institutionnel, sans utiliser le numéro fourni dans l’e-mail ou le SMS. Pour un conseil sur une fraude, Cybermalveillance.gouv.fr indique aussi Info Escroqueries au 0 805 805 817, appel gratuit.
Peut-on recevoir une convocation judiciaire par e-mail ?
Un e-mail isolé, intimidant ou assorti d’une demande d’argent ne permet pas d’établir qu’une convocation est réelle. Ne répondez pas à l’expéditeur et ne téléchargez pas de document joint. Conservez le message, puis vérifiez auprès d’un interlocuteur officiel trouvé par vos propres recherches.



